Écrivain / Romancier

L’Espoir

chandelle_2L’espoir est le géniteur du courage

L’espoir est la plus dangereuse des émotions, mais sûrement une des plus essentielles pour continuer à affronter la vie avec son lot d’obstacles et de déceptions. L’espoir est le géniteur du courage car il apporte la foi en nos capacités de vaincre. À petits pas ou à grandes enjambées, il fait son chemin dans nos esprits jusqu’au succès. Comme l’enfant qui apprend à ramper avant de marcher en titubant, puis à courir, il faut s’exercer à l’espoir. Selon l’adage « practice makes good ». L’espoir est un sentiment positif et constructif s’il est utilisé à bon escient. Il est valable dans toutes les situations, que ce soit pour trouver l’âme soeur, vaincre la maladie, obtenir un poste convoité ou terminer ses études. Imaginez n’importe quelle situation et ajoutez-y l’espoir et vous trouverez probablement la solution assez rapidement.

L’important avec l’espoir

L’important avec l’espoir, c’est d’être réaliste et ne pas se créer de faux-espoirs. Pour certains, l’espoir est un obstacle à la réalisation et un report de l’action ou un recours à la pensée magique. L’espoir ne doit pas servir d’excuse et nous permettre de remettre à demain ce qu’on doit faire aujourd’hui. L’espoir ne doit jamais être le refuge de notre désespoir, de notre impuissance. L’espoir, c’est un plan d’action avec des objectifs réalisables (A ,petit a, petit b, petit c. B, petit a, petit b, petit c… ainsi de suite. Par exemple: Je passe une évaluation physique et le test révèle que j’ai un âge physiologique de soixante-neuf ans alors qu’en réalité j’ai cinquante-six ans. J’ai deux options qui s’offrent à moi.

Les options

La première option est que je baisse les bras et que j’attende la mort en me ménageant le plus possible afin de repousser l’échéance de la mort .Il ne me reste plus longtemps à vivre si je considère que je consomme ma vie à un rythme accéléré et que la moyenne d’âge est d’environ 76 ans pour un homme. Il me reste plus ou moins cinq ans si tout va bien. Je deviens rapidement hypocondriaque car la moindre réaction de mon corps me terrifie et me fait imaginer que la mort est presque au rendez-vous. Je vis dans l’angoisse et la peur du moindre symptôme et je m’apitoie sur mon sort en constatant que la vie est bien injuste envers moi, que je méritais mieux… Je suis la seule personne responsable de ma réalité et de mon bonheur. Le bonheur passe par l’espoir. Je peux provoquer ma fin en agissant ainsi. En sombrant dans le découragement, je me punis d’être rendu où je suis sans l’avoir désiré consciemment.

femme-handicap-heureuseMa deuxième option est de retrousser mes manches et d’entreprendre un programme d’exercices qui me permettra dans un premier temps de me rapprocher de mon âge physiologique réel (A, petit a, petit b…). Je me dois d’être réaliste dans l’établissement de mes objectifs. Si je rêve d’atteindre le niveau physique d’un athlète olympique, ce n’est pas un rêve mais un cauchemar qui ne m’apportera que déception et abandon de cette chimère. Par contre, me rapprocher de mon âge réel est réaliste, envisageable et même dépassable à moyen terme (B, petit a, petit b…). Je peux donc rêver sainement d’avoir la santé que j’avais à quarante-cinq ans. Vu sous cette lumière, l’espoir est une vertu qui est garante du bonheur. Certains vont se rappeler la chanson de Cat Stevens qui est un des plus beaux exemples d’espoir mais aussi d’acceptation qui va comme suit, <If I ever lose my legs, I won’t moan and I won’t beg – oh if I ever lose my legs… I wont have to walk no more>. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir est un vieux cliché de don Quichotte qui dit bien ce qu’il dit. Il faut voir le positif dans chaque situation que la vie nous apporte et analyser ce qu’on peut en retirer. Si jamais je perds mes jambes, je ne me lamenterai pas, je ne supplierai pas – je n’aurai plus à marcher. Je ferai autre chose que j’ai toujours voulu faire quand j’étais trop occupé à courir… C’est un peu ce que dit Cat Stevens, il faut être courageux si on veut continuer à vivre malgré tout. L’espoir forme l’antidote du souci et devient l’envers de la mort. Pour citer Jean-Jacques Rousseau, <On jouit moins de ce qu’on obtient que de ce qu’on espère>.

Je suis chanceux car je suis un incorrigible optimiste

HopeJe suis chanceux car je suis un incorrigible optimiste et le plus loin où je me laisse entraîner dans les profondeurs de l’abîme (le chaos) est une zone neutre intermédiaire qui correspond aux limbes de la mythologie chrétienne. Je me mets dans un état végétatif qui semble me permettre de guérir la blessure ou d’anesthésier la douleur psychique. Je ne sais pas si c’est un jeu dangereux où si c’est tout à fait sain comme comportement, mais jusqu’à aujourd’hui, ça m’a beaucoup aidé à demeurer positif et à lutter contre vents et marées, à garder le cap sans trop déchirer la voilure ni démâter. Ça doit faire partie de mon bagage génétique, héritage de mon père qui est un jovialiste incurable. Comme dans la fable des talents de l’Ancien Testament, certains naissent mieux équipés que d’autres et le défi est d’autant plus grand, le fort se doit de protéger le faible. Il ne faut jamais perdre de vue que la force engendre la faiblesse et que la faiblesse engendre la force dans un continuum permanent. Le fort d’aujourd’hui est le faible de demain… Aujourd’hui, tu es riche mais moins bien équipé pour affronter la réalité quotidienne que les plus pauvres de la planète, car vous ne livrez pas le même combat. Sans le capital hérité des générations subséquentes, beaucoup d’entre nous seraient dans une situation désespérée et perdraient leur superbe…

La combativité est une prémisse essentielle à l’espoir

Terry FoxOn constate cette condition chez les gens atteints d’une maladie incurable ou dégénérative car la maladie fait peu de distinction dans une société sociale-démocratique. L’individu habitué à espérer l’amélioration de sa condition a déjà développé des réflexes et une discipline qui lui permettent d’accepter un recul temporaire de sa condition, qui serait pour d’autres un échec ou une injustice. La combativité est une prémisse essentielle à l’espoir, « j’étais haut, me voilà au plus bas, je ne peux que remonter ». Il n’y a qu’une chose de permanent et c’est le changement. Vous êtes au plus bas! Cherchez en vous-même la force d’espérer et le bonheur s’installera tranquille et peut-être direz-vous ce que j’ai souvent entendu: Si je n’avais pas eu la maladie, j’aurais passé à côté de quelque chose d’important et c’est ma vie…

Mario Hade

Cet article a été publié sur le blogue I Think of You 
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