Écrivain / Romancier

Le Secret Nelligan – Toronto Express

Le Secret Nelligan versus Da Vinci Code

Nelligan_coverLa force de romanciers à polars intelligents tels que Dan Brown, Steig Larsson, Jean-Christophe Grangé et même Mario Hade, c’est qu’ils ont le pouvoir et l’audace, grâce à leur plume fluide et savante, de créer une œuvre fictionnelle défiant la réalité. Leurs récits évoluent lentement, toujours judicieusement et subrepticement, et les détails ne sont partagés avec le lecteur que par bribes ou énigmes, histoire de ne pas révéler trop de détails croustillants. Il y a bien sûr une méthodologie précise que Dan Brown s’amuse à enseigner à temps perdu, entre deux piliers de la littérature populaire moderne.

Sans vouloir trop comparer Mario Hade à Dan Brown, puisque les deux écrivains innovent chacun à leur manière dans leur genre respectif, force est de constater que les deux romanciers ont pourtant certaines familiarités très respectables. Là où Dan Brown excelle et où Mario Hade scintille un peu moins est dans la façon dont la résolution de l’énigme est apportée. En effet, Le Secret Nelligan n’est pas un roman où le lecteur est appelé à participer à l’enquête. Les inspecteurs Bernard Auclair et Nancy Brouillard, contrairement au symbologiste américain Robert Langdon du Da Vinci Code, tentent de résoudre les clés de l’énigme par eux-mêmes, selon la méthodologie normale d’une enquête policière, méthode qui contient à elle seule sa part de longueurs et de lassitudes. Le lecteur n’a donc aucune part active dans le processus de lecture, ce qui peut parfois alourdir la lecture d’un tel roman. Cependant, là où Mario Hade excelle avec Le Secret Nelligan, c’est dans la construction de l’énigme et dans la précision des détails, qui pullulent telle une armée de fourmis dans une fourmilière.

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